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Google envisage de créer un implant pour soigner l’asthme

Verily, filiale du géant de l’Internet, s’associe au labo britannique Glaxo pour tester dans le corps humain de mini-implants électroniques qui agissent sur les signaux du système nerveux. Un futur traitement de certaines maladies chroniques.
Après les lentilles intraoculaires intelligentes intégrant un capteur de glucose ou la cuillère pour les malades atteints de Parkinson, Alphabet, la maison-mère de Google, va un cran plus loin dans les biotechnologies. Sa filiale « sciences de la vie », Verily, va créer une nouvelle entreprise, en partenariat avec le labo pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK), dans la « bio-électronique ».
Son nom, Galvani Bioeletronics, est un clin d’œil à Luigi Galvani, le physicien et médecin italien du XVIIIe siècle à l’origine de la théorie de la bioélectricité ou électricité animale, théorie contestée par ses pairs mais qui a ouvert la voie à la neuroscience et aux expériences traumatisantes sur des grenouilles en cours de SVT...
La « bio-électronique » n’a rien à voir avec la pseudo-science qui prétend faire de la médecine préventive à partir de trois paramètres. C’est un nouveau champ de la recherche médicale qui vise à implanter des dispositifs électroniques miniatures dans le corps pour modifier les impulsions électriques du système nerveux.
Dis comme ça, c’est glaçant – Google voudrait-il nous commander à distance de cliquer sur une pub comme Galvani faisait se contracter le muscle de la cuisse de grenouille ? Restons calmes : la première application de bioélectronique, historiquement, c’est tout simplement le pacemaker.
Les applications envisagées par Verily et Glaxo pourraient concerner des millions de patients : les deux entreprises, qui ont prévu d’investir 640 millions d’euros dans les sept ans à venir dans ce projet, veulent tester dans le corps humain ces mini-appareils dans le traitement de maladies chroniques, telles que le diabète, l’asthme, l’arthrose.
Ce ne sera pas seulement de la recherche et développement : l’objectif est d’aboutir à « la commercialisation de médicaments bioélectroniques ». Mais pas forcément pour tout de suite : raisonnablement optimiste, le labo estime qu’une autorisation de mise sur le marché de tels produits devrait arriver « au cours de la prochaine décennie ».